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Une triple convergence à ne pas manquer

La convergence de trois formidables croissances pourrait donner lieu à un bouleversement industriel d’une envergure rare. Ces trois forces sont d’une part, le développement croissant des industries solaire PV américaine et hydrolienne britannique, d’autre part, le besoin croissant d’ÉnR sur le continent africain et enfin l’explosion prévue de la francophonie.

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Transition énergétique africaine – Le continent africain esquisse déjà sa transition énergétique en ciblant les trois secteurs habituels : énergie, chauffage et transport. Selon les experts de l’IRENA [1], les énergies à plus fort potentiel sur le continent africain sont l’hydrolien, l’éolien et le solaire. L’hydrolien et l’éolien pourraient atteindre 100 GW chacun à l’horizon 2050 et le solaire, plus de 90 GW. Ces projections multiplient le niveau de 2013 par dix [2]. L’hydrolien devrait continuer de se développer sur la totalité du continent hormis les pays d’Afrique du Nord, où le solaire domine. L’Afrique de l’Est se concentrera vraisemblablement davantage sur l’utilisation de ses ressources géothermiques. Citons également, le cas de la biomasse qui pour ses applications d’usage domestique et de cuisson libérerait les femmes et les enfants de la corvée de bois de chauffage. Voilà qui ouvre des perspectives de développement aux acteurs, notamment anglophones, des ÉnR.

Pour exploiter ces perspectives convergentes, les industriels et les organisations devront communiquer avec le marché. Cela recouvre de nombreux aspects dont celui de la communication écrite que je développe ici avec, dans l’ordre, une projection, un constat et une série de cinq recommandations issues de mon expérience professionnelle.

Deux fois plus de francophones d’ici 35 ans – La planète abritera 800 millions de locuteurs francophones d’ici 2050, soit plus du double d’aujourd’hui. Paris restera toujours Paris et les banlieues parisiennes ne rejoindront pas les villes de Nice ou Bordeaux. Les 530 millions de consommateurs d’énergie que va gagner la francophonie ne vivront pas en France, mais pour une grande partie en Afrique. Les Africains francophones sont dès aujourd’hui 115 millions répartis dans 31 pays, ce qui fait de l’Afrique le continent le plus francophone de la planète. Un tiers des pays africains et un Africain sur neuf sont francophones. Ces chiffres vont littéralement exploser en moins de deux générations.

Communiquer en français – Même si pour de nombreux locuteurs, le français est une langue seconde, la langue de Molière demeure un élément culturel vivant. Aucun industriel ou politique africain ne s’attend à ce que les négociations et les transactions industrielles ou commerciales se déroulent en malinke, en dioula ou en mandinka au Mali, en Kituba ou en Lingala au Congo. De nombreux acteurs économiques africains attendent en revanche que leurs interlocuteurs s’adressent à eux en français.

Notons au passage une anecdote assez révélatrice. Malgré la première place économique qu’occupe la Chine sur le continent africain, les Africains continuent de parler français et leur croissance démographique n’y change rien. Claude Guibal, journaliste à France Inter, rapporte la création d’une chaîne télévisée chinoise émettant depuis Beijing à destination des téléspectateurs africains en langue française. Malgré leurs intérêts économiques, les Africains apprennent donc peu le chinois.

Alors une question se pose. Forts de leur essor technologique, les acteurs anglophones sauront-ils communiquer avec ce marché francophone en pleine explosion ?

Cinq recommandations – Les entreprises ou les organisations anglophones de la filière ÉnR rédigent en anglais de nombreux documents destinés à la publication, à la lecture sur papier ou en ligne et à un vaste panel de lecteurs : salariés, partenaires, prospects, institutions, politiques, etc. Ces documents : politiques internes, fiches produits, site Internet, contrats, supports marketing, notices techniques, catalogues, courriers, etc. doivent souvent être traduits dans la langue cible en fonction du lectorat visé, dans notre cas, le français.

Comment ne rien perdre de la qualité initiale d’un document lors de sa traduction ?

L’équipe marketing ou RP consacre des heures et met toutes ses compétences au service de la communication écrite de l’organisation. Il est donc cohérent, dans un premier temps, de consacrer une somme équivalente de temps et d’énergie et le même degré de professionnalisme à la traduction des documents concernés.

Anticiper ses besoins. En planifiant toute communication écrite, il convient d’intégrer pleinement la phase de traduction. Personne ne travaille de manière satisfaisante dans l’urgence.

Soigner le format du document. Le choix d’un format de fichier courant, évite au partenaire linguistique de devoir le convertir. Ainsi s’éloigne le risque de perdre des informations précieuses (dans les commentaires, par exemple). L’entreprise fait d’une pierre deux coups en gagnant aussi quelques heures qui lui seraient inévitablement facturées par son partenaire linguistique.

Rester disponible et ouvert aux questions que ne manquera pas de poser le partenaire linguistique. Ces questions pourraient améliorer l’articulation ou l’argumentaire du propos initial et enrichir d’autant la traduction proposée à la lecture du public cible.

Prendre garde aux allusions culturelles excessivement marquées. Toutes les allusions culturelles ne sont pas transposables. Là encore, faire preuve d’ouverture est une option bienvenue. Le partenaire linguistique ne manquera pas d’émettre des propositions en pleine connaissance de la culture du public ciblé. L’entreprise doit savoir lui faire confiance !

Faire signer la traduction. Demander au partenaire linguistique de signer son travail et publier le document en faisant apparaître sa signature. Pourvu que le document publié soit la dernière version révisée par le partenaire linguistique (aucune modification émanant de l’entreprise) ; cette signature l’engage.

Sources :

[1] IRENA Africa 2030 http://www.irena.org/DocumentDownloads/Publications/IRENA_Africa_2030_REmap_2015_low-res.pdf

[2] http://www.forbes.com/sites/lyndseygilpin/2015/10/19/renewable-energy-is-about-to-boom-in-africa-and-we-need-to-pay-attention-to-it/#335b7801d170

 

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