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Les bonnes-pratiques épicènes en Helvétie

Au cœur de l’Europe

la Suisse collectionne les clichés : vaches à clochettes dans les alpages verdoyants, chocolat, banques et stations de ski. Pourtant, sur le plan linguistique, les institutions de la confédération helvétique luttent fermement contre les stéréotypes, notamment sexistes. Si, là, comme ailleurs, l’anglais occupe la pole position dans les relations d’affaires, la présence de quatre langues officielles : l’allemand, le français, l’italien et le romanche complique un peu la situation. 

Pourtant, la réflexion sur la communication non sexiste apparaît dès les années 1980. Et les bonnes-pratiques suivent rapidement. Le conseil d’État de la Suisse romande adopte le règlement B 2 05.13 en 1988 qui aboutit dans un premier temps à l’élaboration d’un Dictionnaire féminin-masculin des professions, titres et fonctions. Les recommandations sur la formulation non sexiste des actes législatifs et administratifs sont d’abord appliquées à la langue allemande, puis progressivement aux autres langues officielles de la confédération helvétique. 

L’Université de Genève rappelle ainsi sur son site Internet que : « les usages du langage écrit, imagé ou parlé font partie des outils assurant l’accession à l’égalité de droit et de fait entre les femmes et les hommes, principe inscrit dans la Constitution suisse. »

 Le Canton de Genève rédige un règlement dès 1988 ainsi qu’un Mode d’emploi.

 Le centre hospitalier universitaire du canton de Vaud associé à la faculté de biologie et de médecine ne sont pas en reste et publient leur Guide de rédaction épicène du CHUV. Quand on canton de Vaud il affirme que L’égalité s’écrit.

 Les sommets du Jura seraient-ils si élevés qu’ils ne laisseraient pas diffuser un peu de bonnes pratiques en matière de lutte contre le sexisme en France voisine ?

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